Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 10:21

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Depuis une dizaine d'années désormais, le studio Rockstar Games connaît d'immenses succès critiques et publiques grâce notamment à sa série phare G.T.A, même si cette saga bénéficie d'une réputation un peu surfaite selon moi. Toujours est-il que le simple nom de Rockstar suffit à faire de L.A Noire est une des sorties majeures de 2011 bien que le jeu soit en réalité développé par la Team Bondi un studio basé en Australie.

L.A Noire c'est aussi les promesses d'un jeu d'enquêtes dans le Los Angeles des années 40 dans lequel un système révolutionnaire d'animations faciales doit permettre au joueur de mener des interrogatoires comme jamais auparavant. Bref, un titre qui annonçait du lourd sur le papier mais qu'en est-il réellement ?

 

L'action prend donc place à Los Angeles après la seconde guerre mondiale. On y incarne Cole Phelps un héros de guerre qui travaille pour le L.A.P.D à la circulation. Au fur et à mesure de l'histoire et de sa montée en grade, Cole Phelps va devoir faire face à une corruption qui règne en maître sur la cité des Anges jusqu'à se faire rattraper par son propre passé. Afin d'éviter le moindre spoil, je n'en dirais pas plus sur le scénario car celui ci est vraiment le gros point fort du jeu de la Team Bondi. L'histoire est rondement menée, la psychologie des personnages est bien travaillée et les dialogues bénéficient d'une réelle qualité d'écriture. Du très bon travail donc à ce niveau là tout comme sur l'ambiance et la reconstitution de Los Angeles. On est totalement immergés et la qualité de la bande son n'y est pas étrangère.

L.A Noire est ce qu'on appelle un jeu Open World comme G.T.A. Mais la comparaison s'arrête là. En effet, dans le cas présent on peut parfaitement se promener librement dans Los Angeles sauf qu'il n'y a rien à y faire ou presque. Presque car les développeurs ont quand même intégré deux quêtes additionnelles sans intérêt typiques des jeux bac à sable en l'occurrence trouver des bobines de films (personnellement j'en ai jamais vu une seule^^) et découvrir les différents monuments de la ville. Plus intéressant, lorsque vous êtes en voiture, le central peut vous appeler à tout moment pour résoudre des délits (quarante en tout). Ces délits consistant en général à tuer les coupables, ou à les arrêter après une course poursuite à pied ou en véhicule. L'occasion pour moi d'évoquer les scènes d'action qui ne sont pas vraiment ce qu'il y a de plus réussi. D'ailleurs, en cas d'échec répété le jeu vous propose carrément de les zapper ! Néanmoins, elles tiennent à peu près la route, bien que très (trop) scriptées à mon goût, et n'oublions pas que L.A Noire est un jeu d'enquête et non un TPS quelconque.

 

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Intéressons nous maintenant au coeur du jeu : résoudre les affaires criminelles. Celles-ci se déroulent toujours plus ou moins de la même manière. Vous êtes au commissariat et votre supérieur vous envoie sur les lieux du drame. Là, vous passez la scène du crime au peigne fin à la recherche d'indices qui vous aideront à résoudre l'affaire. Tout cela n'est pas sans évoquer les point'n'click et constitue pour moi la meilleure partie du jeu. Il y a comme quelque chose de grisant lorsqu'on trouve un indice qui nous permet de découvrir que tel suspect est coupable ou de comprendre de quelle manière le crime a été commis. Précisons, qu'en cas d'aide activée, la manette vibrera lorsque vous vous trouverez devant un objet à examiner et qu'une musique d'ambiance se fera entendre jusqu'à ce que vous ayez découvert l'ensemble des indices.

Une fois tous les indices trouvés, ou pas d'ailleurs, on s'en va interroger le ou les suspects. Les interrogatoires promettaient aux vues des previews et des différents trailers d'être le point fort de L.A Noire grâce à sa technique révolutionnaire de motion scan permettant un système d'animation faciale bluffant de réalisme. A ce niveau là, le résultat est effectivement assez impressionnant et la Team Bondi a tenu ses promesses. Pour autant, ces séquences ne sont pas pas vraiment pas l'aspect le plus réussi du jeu. Car, que l'on parvienne ou pas à démêler le vrai du faux dans les propos tenus par les différents suspects, l'enquête ira à son terme quoi qu'il arrive et le coupable arrêté et ce même si vous vous plantez complètement dans vos interrogatoires. Vos erreurs n'ont donc que peu de conséquences et, sans que vous ayant réellement bien compris les tenants et les aboutissants de l'affaire en cours celle-ci sera bouclée bien malgré vous ai-je envie de dire. Frustrant.

 

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Bien que très perfectible (on passera outre les défauts techniques habituels de ce genre de jeux, clipping, frame rate vacillante, bug ...) et ne tenant pas toutes ses promesses, L.A Noire n'en reste pas moins un jeu intéressant et de bonne qualité qui devrait contenter la plupart des joueurs, sauf ceux qui s'attendent à un G.T.A like, grâce à son ambiance magistrale et son scénario prenant à la narration habile. 

Par Jeff_Strike - Publié dans : Jeux Vidéo
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 20:28

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LOVE ME LOVE MY MONEY

De : Wong Jing

Avec : Tony Leung, Shu Qi, Teresa Mak, Gordon Lam, Wong Yat Fei ...

Genre : Comédie Romantique

Durée : 1h39

Année : 2001

 

Le réalisateur / producteur Wong Jing, et accessoirement découvreur de talents féminins (si tant est que la beauté puisse être considéré comme un talent) est bien connu pour n'avoir comme seule ambition que celle de remplir le tiroir caisse. On apprécie ou pas cette approche purement mercantile du cinéma mais toujours est-il que le bonhomme à le mérite lors des interviews de l'avouer en toute honnêteté. S'il a touché à tous les genres, la comédie est l'un de ceux par lequel il a connu quelques uns de ses plus grands succès, notamment grâce à sa fructueuse collaboration avec Stephen Chow durant les années 90.

 

Richard Ma (Tony Leung) est un riche homme d'affaires particulièrement radin. Pour lui, tout est bon pour faire des économies. Un soir, alors qu'il se trouve temporairement sans argent, il fait la connaissance de Ah Choi laquelle, croyant faire face à un démuni, le convainc de se faire passer pour son petit ami auprès de son père.

 

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Nous avons ici affaire à une comédie romantique dont le sujet n'est pas sans rappeler celui d'une autre réalisation de Wong Jing "Everyday Is Valentine" sortie quelques mois plus tôt à Hong Kong. Dans les deux films, le personnage masculin principal ment à celle dont il va tomber amoureux à ceci près que Tony Leung est presque menteur malgré lui. En fait son véritable défaut est surtout d'être particulièrement radin et encore le mot est bien trop faible pour le qualifier. Tout le début du film est d'ailleurs voué à mettre en avant sa radinerie. Ceci donne lieux aux passages les plus amusants du film car Richard Ma est aussi un riche homme d'affaire. Sa gestion du personnel est, du coup, pour un tel individu particulièrement cocasse.

Lorsque la romance entre les deux principaux protagonistes commence à se dessiner, le récit ne parvient plus vraiment à se démarquer de n'importe quelle comédie romantique lambda. La réalisation de Wong Jing ne sort pas non plus de l'ordinaire. Si la mise en scène est dans l'ensemble plutôt efficace, elle n'en reste pas moins banale et sans relief.

 

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Malgré tout, le film se suit sans déplaisir grâce à son duo de vedettes principales. Bien qu'il cachetonne gentiment dans les scènes les plus légères, Tony Leung dégage, comme souvent, énormément de charisme si bien qu'on lui pardonne volontiers de ne pas donner le meilleur de lui même. Après tout, ce n'est pas comme si le film exigé de lui une prestation digne de celles qu'il a pu livrer pour John Woo ou Wong Kar Wai. Quant à Shu Qi, habituée aux rôles d'héroïne romantique ("Gorgeous" par exemple ou "Look For A Star" plus récemment), elle se montre plutôt convaincante. Il faut dire que ce genre de personnages lui va comme un gant. Son physique pour le moins avantageux mêlé à son côté infantile n'y est sans doute pas étranger.

Si le couple formé par Tony Leung et Shu Qi fonctionne relativement bien. Il est bon de noter que les seconds rôles ne sont pas en reste. Que ce soit Gordon Lam, Teresa Mak ou bien encore Wong Yat Fei ils se montrent particulièrement à leur avantage. Ce sont eux qui généralement assurent les scènes de comédie et, du coup, ils auraient presque tendance à voler la vedette au duo principal puisque la partie romantique est plus que banale.

 

Au final "Love Me Love My Money" est un film plutôt sage à la mise en scène sobre. Surprenant de la part de Wong Jing qui nous a souvent habitués à du grand n'importe quoi par le passé. Malgré un postulat de départ fort sympathique, le film ne se démarque pas du tout venant et ne fera pas date dans l'histoire des comédies romantiques. Néanmoins, grâce en particulier à un casting solide, il se regarde gentiment et contentera les amateurs du genre.

Par Jeff_Strike - Publié dans : Cinéma HK
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 18:49

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Des nombreuses licences Nintendo, Pilotwings est loin d'être la plus connue ou la plus populaire. N'est pas Mario ou Zelda qui veut. Il faut dire qu'en ses qualités de "simulateur" de vol, la série ne se prête pas vraiment à être une licence majeure de Big N. Paru originellement en 1992 sur Super Nintendo, Pilotwings n'avait d'ailleurs fait son retour uniquement en 1997 sur Nintendo 64. Toujours est-il qu'à l'occasion de la sortie de la 3DS Pilotwings fait son grand come-back avec un troisième volet appelé Pilotwings Resort.

 

Le terme Resort associé au nom du jeu fait inévitablement penser à un certain Wii Sports Resort. Cela n'est bien évidemment pas anodin car l'action de Pilotwings prend place dans l'archipel Wuhu terrain de jeu du fameux party-game de Nintendo. On touche là ce qui est à mon sens le défaut majeur du titre. Car si parcourir l'archipel Wuhu est un réel plaisir, ceux qui l'ont retourné dans tous les sens dans Wii Sports n'y verront aucun intérêt vu que l'un des deux modes de jeu, en l'occurrence le mode vol libre, présent dans Pilotwings était déjà présent dans Wii Sports.

 

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Comme je viens juste de le préciser, le titre se compose de deux modes de jeux bien distincts : le mode mission et le vol libre. Dans le premier, à bord d'un avion, d'un deltaplane ou d'une ceinture fusée (plus quelques variantes) vous devrez réussir quarante missions (détruire des cibles, pousser des ballons, éteindre un feu ...) pour lesquelles vous recevrez jusqu'à trois étoiles suivant votre score.

Dans le second, vous survolerez l'archipel dans une limite de temps donné à la recherche de tous les extras c'est à dire les anneaux infos, les ballons qui vous permettront d'augmenter la durée de vol, les anneaux figures, les anneaux dorés et les trophées Mii.

Avec ses quarante missions, beaucoup vous diront que la durée de vie de Pilotwings Resort est indigne d'un jeu coûtant une quarantaine d'euros. Ce en quoi ils n'ont pas tout à fait tort. Il ne faudra guère plus de deux heures pour en venir à bout. Mais récolter toutes les étoiles et tous les extras du mode libre demandera facilement deux à trois heures de jeu supplémentaire donnant ainsi à Pilotwings une durée de vie un peu plus acceptable.

 

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Concernant les graphismes si les décors peuvent paraître un peu vide et manquant de textures, cela est en partie compensée par des couleurs vives et la taille de la map relativement conséquente. L'ensemble se révélant en fin de compte assez agréable à l'oeil. La jouabilité est clairement le point fort du titre, le stick de la console répondant parfaitement et contrôler les différents appareils se révèle ainsi particulièrement plaisant. Pour finir, les rares musiques s'accordent bien avec l'ambiance pour le moins très zen du soft.

 

Avec ce Pilotwings Resort on reste donc un peu sur notre faim. Avoir utilisé l'archipel présent dans Wii Sports Resort n'est pas une mauvaise idée en soi mais témoigne d'une certaine fainéantise de la part des développeurs. La présence d'une deuxième map n'aurait pas été du luxe, elle aurait ainsi permis d'augmenter sensiblement la durée de vie. Pilotwings reste néanmoins un bon jeu très agréable à jouer mais il aurait pu être bien plus que ça s'il avait fait preuve de plus d'ambition. Dommage.

Par Jeff_Strike - Publié dans : Jeux Vidéo
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 19:57

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DRAGON BALL EVOLUTION

De : James Wong

Avec : Justin Chatwin, Emmy Rossum, Chow Yun - Fat, James Marsters ...

Genre : Action / Fantastique

Durée : 1h26

Année : 2009

 

Dragon Ball Evolution est l'exemple type du film qui, dès qu'il fut officiellement mis en chantier, était voué pour tous les amateurs du manga d'Akira Toryama à être une bouse intergalactique. Parce que le film est Américain. Parce que le manga est culte pour toute une génération. Parce que le réalisateur à commis l'immonde The One. Parce que Justin Chatwin en Goku ou James Marsters en Piccolo ça sentait le casting foireux. Les raisons étaient multiples et tout semblait réuni pour assister à un véritable naufrage.

 

Bon, je ne vais pas faire durer le pseudo suspense bien longtemps. Oui, Dragon Ball Evolution est nul. Après un début qui a des airs de Karate Kid du pauvre avec Goku s'entraînant aux côtés de son grand père, qui est également son maître, le film bascule ensuite dans le teen movie avec un héros timide qui n'ose aborder les filles et qui se fait martyriser par les caïds du lycée. Le rapport avec Dragon Ball ? Aucun. Et c'est seulement lorsque Goku prend connaissance de l'existence des fameuses Dragonballs que le film commence à ressembler à son modèle. Enfin, il lui ressemble mais pas trop quand même. On retrouve certes de nombreux éléments tirés de l'oeuvre originelle (les boules de cristal ou le kaméhaméha par exemple) mais le tout enrobé dans un univers (hideux soit dit au passage) et une ambiance qui sont à des années lumières du manga.

Et que dire des personnages ? Goku représente l'archétype du lycéen Américain, Chichi est la bombe du campus qui traîne avec les mauvais garçons, Bulma flingue à tout va et Maitre Roshi (Tortue Géniale) a des cheveux, mais pas de carapace de tortue dans le dos, et voit son caractère pervers à peine esquissé par la présence d'un magasine cochon. Et on préfèrera éviter de s'attarder sur Piccolo tant ce dernier est absolument pathétique.

 

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Dragon Ball le film est donc une adaptation désastreuse mais peut-être se rattrape t-il par une mise en scène inspirée et un scénario bien écrit ? Pas vraiment, je dirais même bien au contraire ! L'histoire est particulièrement mal racontée et le scénario plein de trous (comment Piccolo s'est libéré ?). On ne ressent absolument pas les enjeux narratifs bien que les héros se battent pour sauver le monde. Même soucis concernant la quête des Dragonballs qui devrait faire figure de parcours initiatique pour Goku mais là encore le film échoue lamentablement.

Quant à la réalisation, le résultat s'avère pour le moins très mauvais. James Wong est un metteur en scène sans talent et il le confirme de nouveau ici. Il n'a aucun sens du cadre et cela est particulièrement flagrant dans les scènes d'action qui sont en plus parasitées par des ralentis inutiles et un montage bien trop haché. Des scènes d'action qui sont d'ailleurs tellement courtes que l'affrontement final entre Goku et Piccolo est torché en moins de deux minutes ! Et quand je dis deux minutes c'est en visant large !

 

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Comme on pouvait donc s'y attendre Dragon Ball Evolution est un mauvais film qui échoue dans tous les domaines (casting, scénario, réalisation, adaptation ...). A éviter absolument donc que l'on soit un simple cinéphile ou un fan de Dragon Ball. Pour ces derniers, je leur conseillerais plutôt de visionner le film Taiwanais Dragon Ball : The Magic Begins également de médiocre qualité mais autrement plus estimable que ce navet hollywwodien que Stephen Chow a osé produire.

Par Jeff_Strike - Publié dans : Autre Cinéma
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 17:36

Concernant le cinéma de Hong Kong, il ne faut bien évidemment pas s'attendre à trouver par chez nous une montagne de bouquins traitant de ce sujet mais il existe quand même quelques ouvrages sympathiques dont deux en particulier que je vais évoquer dans cet article.

 

Category III Sexe, sang et politique à Hong Kong. 

 

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Autant le dire tout de suite, l'existence d'un tel bouquin en France est un véritable petit miracle car il doit bien s'agir là du seul livre au monde entièrement consacré au cinéma délicieusement déviant de l'ex colonie Britannique.

Paru aux éditions Bazaar And Co et écrit par le journaliste Julien Sévéon, cet ouvrage d'environ 330 pages se présente sous un format A4 avec papier glacé et nombreuses illustrations la plupart en couleurs. Nous sommes donc en présence de ce qu'on appelle un beau livre, le genre de ceux qu'on pourrait offrir à un anniversaire ou lors des fêtes de fin d'année.

Découpé en une dizaine de chapitres, le livre dresse un tour d'horizon relativement complet du genre. Chaque film relaté à le droit à une petite critique de la part de l'auteur qui dresse également le portrait des acteurs et réalisateurs les plus importants du genre, le tout saupoudré de quelques interviews (Wong Jing, Anthony Wong, Andrew Lau, Billy Tang ...)

Ce bouquin serait réellement une petite merveille si l'auteur n'avait pas le défaut typiquement Français de vouloir trop intectualliser les choses car, franchement, je ne vois pas comment on peut considérer les films de Billy Tang, Red To Kill notamment, autrement que comme des purs films d'exploitation.      

Mis à part ce bémol, ainsi qu'un prix relativement élevé (55€) le livre de Julien Sévéon n'en reste pas moins un achat incontournable à moins, bien entendu, de ne pas apprécier ce genre de cinéma.

 

Encyclopédie Du Cinéma De Hong Kong

 

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Avec l'intégralité des films sortis à Hong Kong de 1913 à 2006 et ses fiches biographiques par dizaines voilà un livre qui porte bien son nom d'encyclopédie. Cette véritable bible de plus de 550 pages (!!!) offre un aperçu absolument remarquable sur tout le cinéma HK, son histoire, ses acteurs, ses réalisateurs, son box-office, ses studios ... Un panorama extrêmement complet qui peut s'adresser aussi bien aux novices qu'aux experts. 

Cet ouvrage paru aux éditions Les Belles Lettres est co-écrit par Emrik Gouneau et Léonard Amara. Tout comme le livre de Julien Sévéon, il s'agit d'un bel ouvrage écrit sur du papier glacé. En revanche, la majorité des photos sont en noir et blanc, souvent des images d'archives du reste, et seul un encart d'une quinzaine de pages offre des images en couleur. 

Si l'on excepte son prix là également plutôt élevé (62€ tout de même, eh oui la culture sa coûte cher !), cette encyclopédie est un livre indispensable à tous ceux qui s'intéressent au cinéma en provenance du Port aux Parfums.

 

Ces deux ouvrages sont certainement les plus intéressants à être paru dans notre belle langue en attendant le très attendu livre sur la Shaw Brothers (parution fin 2011 ?) une nouvelle fois écrit par Julien Sévéon. De la bonne lecture en perspective !

Par Jeff_Strike
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